par Lilla Zuill et Jonathan Stempel
L'assureur a "un jour" pour résoudre ses problèmes, a lancé le gouverneur de New York David Paterson à la chaîne de télévision CNBC, au lendemain d'un accord ouvrant à AIG l'accès à 20 milliards de dollars de liquidités.
Cet accord permet essentiellement à AIG de se prêter à lui-même 20 milliards de dollars par transfert de ressources de filiales vers la société-mère.
La Réserve fédérale a demandé à JPMorgan Chase et à Morgan Stanley de monter une facilité de crédit de 50 à 75 milliards de dollars, avait dit une personne proche du dossier lundi.
"Il est de l'intérêt public qu'AIG survive", a dit Maurice "Hank" Greenberg, un ancien président d'AIG et l'un de ses principaux actionnaires, sur les ondes de CNBC.
Il existe qu'un "risque systémique" menace si jamais les associés en affaires d'AIG tentent de rompre leurs contrats.
Prié de dire si une faillite d'AIG était possible, il a répondu que si l'assureur ne bénéficiait pas d'un crédit-relais, d'un apport de fonds propres ou d'une pause de la part des sociétés de notation, "alors il n'y aura pas d'alternative et ce serait une catastrophe".
Toujours selon la chaîne CNBC, il est maintenant question d'argent public dans les discussions concernant AIG, ce qui a eu pour effet de redonner des couleurs à Wall Street et à AIG de réduire ses pertes.
"CE N'EST PAS LA FIN DU MONDE"
AIG a subi 18 milliards de dollars de pertes au cours des trois derniers trimestres, liées à des garanties sur des dérivés de créances immobilières. Il a terminé le mois de juin avec un actif de 1.050 milliards de dollars.
Moody's Investors Service a réduit lundi sa note de deux crans, de Aa3 à A2, et Fitch Ratings a également réduit de deux crans, de AA- à A.
Ces déclassements impliquent que les associés en affaires d'AIG peuvent exiger de lui 14,5 milliards de dollars de garanties (collatéral) supplémentaires.
Cela pourrait aussi se traduire par la dénonciation de certains contrats avec l'obligation de payer 5,4 milliards de dollars, suivant un document remis à la Bourse le mois dernier.
"Beaucoup pensent qu'AIG est trop gros pour tomber mais si c'est le cas, ce ne sera pas la fin du monde", dit Matt McCormick (Bahl & Gaynor Investment Councel, Cincinnati).
AIG dispose de plusieurs actifs profitables qu'il pourrait vendre, dont l'assurance vie, l'assurance des biens et des personnes et le crédit-bail aéronautique. Greenberg estime qu'il pourrait lever 20 milliards de dollars par des cessions d'actifs si on le lui en laisse le temps.
L'action perd près de 22% à 3,74 dollars après avoir chuté de 61% la veille.
Version française Wilfrid Exbrayat
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