par David Alexander
Soulignant que la semaine écoulée avait été marquée par un nombre d'inscriptions au chômage sans précédent depuis 26 ans, le nouveau président américain a averti dans sa première allocution radiophonique hebdomadaire que le taux de chômage pourrait dépasser les 10% si rien n'est fait.
Dans son intervention, Obama a plaidé pour l'adoption rapide de son plan par le Congrès dont il doit rencontrer les élus républicains mardi au Capitole.
Il a fait valoir que ce plan sauverait ou créerait entre trois et quatre millions d'emplois en investissant dans des priorités telles que le développement de l'énergie propre, l'éducation ou l'amélioration des soins de santé.
"Nous épargnerons deux milliards de dollars par an aux contribuables en améliorant le rendement énergétique de 75% des bâtiments fédéraux et nous permettrons à des familles d'économiser 350 dollars par an sur leur facture d'énergie en climatisant 2,5 millions de maisons", a promis le chef de l'Etat, qui prévoit aussi de doubler la capacité de production d'énergie renouvelable.
Le programme de relance prévoit aussi l'informatisation sur cinq ans des données de santé du pays, ce qui devrait selon Obama épargner des milliards de dollars en coûts médicaux et sauver un nombre de vies très élevé avec notamment des programmes de prévention.
Le plan inclut la modernisation ou la rénovation de 10.000 écoles et l'octroi de bourses à quatre millions d'étudiants.
Des fonds seront consacrés à la réparation de routes, à l'amélioration de la sécurité dans 90 grands ports et à l'amélioration des réseaux de communication de la police et d'autres responsables de la sécurité.
"Je sais que certains sont sceptiques quant à l'étendue de ce plan de relance", a reconnu Obama, ajoutant que, par souci de transparence, l'administration publierait le détail des dépenses prévues sur un site appelé recovery.gov.
Version française Nicole Dupont



















