Les libéraux centristes de M. Ciuca ont introduit un impôt forfaitaire de 16 % sur les revenus et les bénéfices en 2005, ce qui a permis d'augmenter les recettes budgétaires de ce pays de l'Union européenne, qui souffre d'une législation vague, de la bureaucratie et de la corruption.
Les sociaux-démocrates, qui forment la plus grande partie de la coalition au pouvoir, plaident depuis des années en faveur d'un impôt progressif.
M. Ciuca a déclaré que le gouvernement n'avait pas l'intention de modifier les impôts cette année, mais qu'il avait demandé au ministre des finances de présenter des propositions pour d'éventuels changements futurs dans un délai de deux semaines.
"Nous ne pouvons pas parler de changements fiscaux du jour au lendemain", a déclaré M. Ciuca.
L'année dernière, le pays a perçu des recettes budgétaires représentant un peu moins de 32 % du produit intérieur brut, ce qui est nettement inférieur à la moyenne de l'UE, qui est d'environ 46 % du PIB. La majeure partie de ces recettes est consacrée aux salaires, aux pensions et aux subventions du secteur public.
Le secteur des entreprises roumaines se méfie des changements apportés à l'environnement opérationnel après de précédentes mesures soudaines et non transparentes approuvées sans consultation.
Au début du mois, la banque centrale a averti que le déficit budgétaire de la Roumanie et la faiblesse de ses recettes constituaient des risques majeurs pour la stabilité économique.
"Aucune décision n'a été prise, mais il est normal pour une coalition de discuter de ce genre de choses et d'avoir des points de vue différents", a déclaré à la presse Marcel Ciolacu, chef de file des sociaux-démocrates et président de la chambre basse.
"Il est évident que des modifications du code fiscal sont nécessaires.



























