Un nombre qui peut donc faire peur à première vue. Cependant, il est important de rappeler que l'eau ne coule jamais deux fois dans la même rivière. Deux époques ne peuvent pas être comparées sur une seule statistique sans prendre en compte le contexte macro-économique de rachats d'actifs, d'hélicoptère-money, de soutien à l'économie et de fortes croissances prévisionnelles pour 2021 et 2022.

Ce tableau a beau paraître alarmiste, des facteurs viennent relativiser cette exagération de valorisation :
- Une croissance mondiale prévisionnelle de 6,5% pour 2021 et 4,5% pour 2022.
- Des taux qui devraient rester bas encore quelques temps d'après les propos des banques centrales, valorisant le compartiment "action" dans l'allocation d'actifs.
- Une épargne forcée des ménages qui vont continuer de soutenir l'activité.
- Un soutien des banques centrales dans les rachats d'actifs et le soutien à l'économie via des plans de relances, notamment pour les ménages et les petites entreprises.
- Des anticipations d'inflation poussant les gérants à réduire leur allocation en cash.
La valorisation des actions est à comparer avec les autres classes d'actifs comme l'immobilier (cher également), les obligations et le cash (qui ne produisent pas/plus de rendement relatif à l'inflation). Ainsi, si les actions sont chères, elles le sont moins que d'autres classes d'actifs relativement à leur rendement.
Nous constatons cependant un retard de valorisation du MSCI World comparé au S&P500. Le Shiller PE Ratio (PER ajusté de l'inflation) est en effet à 37 fois les bénéfices sur le S&P500 contre 20 fois les bénéfices pour le MSCI World. La rotation sectorielle privilégie les actions values sur les marchés moins bien valorisés comme l'Europe. Une donnée à prendre en compte dans son allocation d'actifs du moment.





















