Exprimé en d’autres termes, alors même qu’il jouit d’excellents fondamentaux et autres brillants états de services, le soja continue de subir l’influence déprimante (sur ses cours surtout…) de céréales en mal d’appréciation, à tous les sens du terme…
Rappelons à toutes fins utiles qu’alors que le blé et le maïs, logiquement minés par des stocks pléthoriques, perdent respectivement 23 et 19 % depuis le début de l’année, le soja, lui, parvient malgré tout à s’apprécier de 11 % dans le même temps ; et, en réalité, il s’apprécierait bien davantage encore s’il ne subissait pas le jeu des arbitrages croisés au sein du compartiment céréalo-oléagineux.
De fait, la demande mondiale en général et chinoise en particulier n’a de cesse de s’accroître et ce alors même que les stocks américains, variable d’ajustement traditionnelle du marché, devraient être l’année prochaine au plus bas depuis 30 ans.
Dans de telles conditions, il va sans dire que le moindre accroc météorologique se traduit instantanément par de vives tensions sur les cours ; on l’a ainsi vu hier où une vaguelette de froid outre-Atlantique a provoquée, manu militari, une hausse de près de 4 % sur l’échéance novembre.
Le combat s’annonce cependant âpre et long pour le soja mais au moins a-t-il l’avenir pour lui, tout du moins tant qu’il restera fidèle à l’esprit, désormais universel, de l’Appel du 18 juin : « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas »…

























