AXA WF Framlington Emerging Markets est géré par William Calvert qui totalise 23 années d'expérience en gestion d'actifs. Il a rejoint l'équipe des marchés émergents de Framlington en avril 1997 et a pris la responsabilité du fonds AXA WF Framlington Emerging Markets en 2004. William Calvert collabore avec trois autres gérants-analystes : Ming Kemp, spécialiste de l'Asie, Irina Topa-Serry, qui gère le fonds AXA WF Framlington Europe Emerging Fund, ainsi que Neil Denman, spécialiste de l'Amérique Latine. Au total, William Calvert gère plusieurs fonds et mandats pour un encours de plus de 400 millions d'euros. Il a également pris la responsabilité temporaire du fonds AXA WF Framlington Europe Emerging Fund (22,3 millions d'euros), le temps du congé maternité de sa gérante.

Quelle est votre analyse des forces et des faiblesses des marchés émergents ?
Il faut noter que les marchés émergents résistent remarquablement bien à la crise. Les banques de pays émergents sont en bonne santé, les niveaux d'endettement ne sont pas élevés, l'inflation est en repli laissant de la place pour de nouvelles baisses de taux, les valorisations sont attractives, les devises sous-évaluées et la Chine devrait continuer d'afficher une croissance soutenue.
Un certain nombre de risques persistent toutefois. Les marchés émergents restent dépendants des flux d'investissement étrangers et le consensus des prévisions de résultats nous semble encore trop optimiste. Aussi nous attendions-nous à une détérioration des résultats alors qu'ils ont été bien meilleurs qu'attendus.

Quelles sont vos grandes thématiques d'investissement actuelles ?
Nous restons très focalisés sur le développement de la croissance domestique des pays émergents. Nous surpondérons particulièrement la santé, les biens de consommation courante et durables, l'immobilier et l'industrie. Nous sommes également investis sur les valeurs financières  qui nous paraissent faiblement valorisées et qui devraient bénéficier de l'important potentiel de progression du taux de pénétration des banques dans ces pays. En parallèle, nous sous-pondérons l'énergie, les matériaux et les technologies de l'information. En termes géographiques, nous préférons actuellement l'Asie à l'Amérique latine et nous sous-pondérons nettement l'Europe émergente. Nous avons toutefois récemment nettement augmenté notre pondération sur la Turquie. Le fonds présente un biais en faveur des capitalisations moyennes par rapport à son indice de référence, l'indice MSCI Emerging Markets. Nous avons en effet identifié parmi les valeurs moyennes un certain nombre d'idées d'investissement dans les secteurs de la consommation et de l'industrie.  Nous ne trouvons toutefois pas toujours de titre permettant de mettre en oeuvre certaines des thématiques que nous aimerions jouer, à l'image du traitement de l'eau en Chine ou encore de l'agriculture au Brésil. Nous continuons de les surveiller. Les liquidités représentaient à fin juillet 3,8 % des encours. Le niveau de cash n'est pas géré en tant que tel, il résulte de la dynamique de sélection de titres.

Que pensez vous du concept de découplage des pays émergents par rapport aux pays occidentaux ?
Nous estimons qu'il s'agit d'un long processus qui est en marche. Il faudra encore du temps avant que les pays émergents développent des marchés intérieurs qui permettent de limiter leur dépendance aux exportations. De ce point de vue, ils présentent des profils très différents les uns des autres et ne devraient pas évoluer en parallèle.