En tout état de cause, sa performance depuis un an atteste, s’il en était besoin, de sa vigoureuse constitution : l’or ne perd en effet « que » 7 % sur la période alors que les métaux industriels, pourtant en pleine orgie haussière, abandonnent concomitamment encore près de 45 %.
Il n’en demeure pas moins qu’avec un recul de près de 5 % sur le mois, la performance de l’or tranche singulièrement avec celles du platine et du palladium, tous deux en hausse de 8 % sur la période. Cette lourdeur tient essentiellement à trois facteurs. En premier lieu, la très bonne tenue tant des marchés actions que du billet vert ces dernières semaines pèse évidemment sur les cours d’un métal jaune fragilisé au demeurant par la contraction de la demande du secteur de la bijouterie. Deuxièmement, même si le véritable péril en la demeure est, à terme, inflationniste, l’actualité immédiate est, elle, résolument déflationniste. Enfin, et peut-être surtout, l’annonce par le FMI, à l’issue du G20, de la vente prochaine d’une partie des réserves en or qu’il détient a incontestablement amplifié la crise de foie (ou de foi ?) du précieux métal.
Alors, même si le diagnostic vital semble loin, mais alors très loin, d’être réservé, en témoigne notamment le regain de vitalité des achats d’or en Inde, lesquels affichaient depuis le début d’année un encéphalogramme désespérément plat, l’on ne saurait trop conseiller actuellement aux investisseurs un léger sevrage aurifère le temps de digérer un peu les excès de début d’année…





















