Oh, certes, ce n’est pas encore tout à fait une ambiance du type Quartier latin en terrasse et, après tout, le compartiment a bel et bien vu sa valeur divisée par deux en un an. Toutefois, il n’en demeure pas moins que nombre de commodities semblent avoir pris un réel recul avec la notion même de crise. Ainsi, le pétrole, encore enfermé à double tour en quartier de haute sécurité en début d’année, progresse de près de 12 % sur le trimestre tandis que d’autres figures emblématiques du secteur font beaucoup mieux encore : le plomb progresse ainsi de 24 % ; et que dire du cuivre, en hausse de 32 % depuis le 1er janvier ?... Dans ces conditions, l’or fait presque pâle figure, ne s’adjugeant qu’un maigre 4 % sur la période, mais il faut dire qu’il affiche une performance positive sur un an, lui… Qui dit mieux ? Pas de quartier en revanche pour le blé, qui abandonne près de 13 % sur la période ; quant au malheureux gaz naturel, il chute de 33 %...
Mais, globalement, si c’est ça la crise, on peut se demander ce que feront les cours des matières premières à l’heure de la reprise ! Mais peut-être ces fringants actifs sont-ils simplement en passe d’acquérir leurs quartiers de noblesse (d’Empire..) sur les rives de la Bérézina économique ?...
On se gardera toutefois d’oublier que sérénité ne saurait jamais rimer avec grande volatilité… Il est d’ailleurs ironique, d’un point de vue de marché surtout, de constater que le yo-yo a été inventé il y a 80 aujourd’hui, le jour des fous… Et ça, ce n’est pas un poisson d’avril…




















