Le Mail on Sunday précise que parmi les données volées figurent des informations sur les revenus, la santé et les numéros de passeport des clients concernés.

Barclays a précisé avoir informé ses autorités de tutelles aussitôt après avoir eu connaissance de ces informations et explique que les tout premiers résultats de l'enquête établissent un lien et le vol et sa filiale Barclays Financial Planning, fermée en 2011.

"Il semble s'agir d'un acte criminel et nous allons coopérer avec les autorités pour en rechercher l'auteur", a dit la banque dans un communiqué dimanche.

L'autorité britannique en charge de la protection des données privées, l'Information Commissioner's Office (ICO) peut infliger des amendes d'un montant maximal de 500.000 livres (602.000 euros) en cas d'infraction grave à la réglementation sur la protection des données. Mais pour la Financial Conduct Authority (FCA), l'autorité de tutelle des banques, le montant des amendes n'est pas plafonné.

Le Mail on Sunday, qui dit avoir été informé par un lanceur d'alerte, explique avoir pu consulter 2.000 fichiers concernant des clients de la banque, dont certains longs de 20 pages.

Selon l'article, la totalité des données volées pourrait valoir plusieurs millions au marché noir car ces fichiers peuvent permettre à des malfaiteurs de s'attaquer aux clients concernés.

Barclays a remercié le quotidien pour avoir porté ces faits à sa connaissance.

Sarah Young, Marc Angrand pour le service français