New York (awp/afp) - Twitter s'est effondré de 20% à Wall Street jeudi, après des informations de presse indiquant que plusieurs prétendants possibles à son rachat, à commencer par Google, ne feraient finalement pas d'offre.

L'action du réseau social américain a clôturé sur un plongeon de 20,10% à 19,87 dollars.

D'après le site internet Re/Code, qui cite des sources proches du dossier, Google, considéré jusqu'ici comme l'un des prétendants les plus sérieux, n'aurait pas l'intention de faire une offre pour Twitter actuellement.

Contactés par l'AFP, les deux groupes n'ont pas réagi.

Re/Code, spécialisé dans les informations sur le secteur technologique, ajoute qu'il est peu probable que le groupe informatique Apple se mette sur les rangs.

Disney, également annoncé comme un probable acquéreur, ne ferait pas non plus d'offre, indiquent d'autres médias américains.

Des discussions se poursuivent néanmoins avec le groupe informatique Salesforce.com, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, en dépit de la réticence de certains actionnaires.

Les spéculations sur un potentiel rachat de Twitter sont récurrentes, mais elles ont repris de plus belle ces dernières semaines. L'action avait ainsi encore clôturé mercredi sur un bond de 5,74%.

Twitter a fêté ses dix ans cette année, mais reste chroniquement déficitaire. Et le rappel aux commandes l'an dernier de son co-fondateur Jack Dorsey n'a pas suffi jusqu'ici à relancer sa croissance, avec un nombre d'utilisateurs qui stagne depuis plusieurs trimestres un peu au-dessus de la barre des 300 millions (313 millions à la fin juin).

Après être tombé plus tôt cette année à ses plus bas niveaux historiques, le cours s'est un peu repris récemment, dopé justement par les espoirs que l'entreprise se fasse racheter.

Le réseau social resterait un assez gros morceau à avaler pour un potentiel acheteur: même après la dégringolade de jeudi, il affiche encore une valorisation boursière de près de 14 milliards de dollars. Aucun prétendant ne s'est d'ailleurs officiellement déclaré jusqu'ici.

Ces dernières semaines, le groupe informatique Microsoft (qui a annoncé il y a peu le rachat de LinkedIn) ou encore l'opérateur de télécoms Verizon (propriétaire d'AOL et ayant signé un accord d'achat pour Yahoo!) ont aussi été cités parmi ceux qui regardaient le dossier.

afp/rp