Paris (awp/afp) - La Bourse de Paris a clôturé en baisse (-0,88%) lundi, entamant à reculons une semaine chargée en rendez-vous, entre une réunion de l'Opep et un référendum en Italie.

L'indice CAC 40 a cédé 39,88 points à 4.510,39 points dans un volume d'échanges limité de 2,7 milliards d'euros. Vendredi, il avait fini en petite progression de 0,17%.

La cote Parisienne a ouvert dans le rouge et n'a pas réussi à redresser la barre ensuite.

"Les marchés européens font preuve de prudence et connaissent une phase de repli aujourd'hui, sous l'effet de craintes liées à la fois à la réunion de l'Opep de mercredi et au risque politique qui prédomine toujours en Europe" à quelques jours du référendum en Italie, a expliqué Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) va en effet tenter mercredi à Vienne de sceller un accord pour limiter sa production, pour la première fois depuis huit ans, et ainsi faire remonter les cours. Mais de nombreuses incertitudes pèsent sur ces négociations extrêmement complexes.

"Les investisseurs pensaient que les choses étaient quasiment réglées avant cette réunion, mais l'Arabie saoudite a soulevé des questions ce week-end", a poursuivi M. Baradez.

Ryad, après avoir un temps estimé "impératif" un consensus, a en effet soufflé un coup de froid dimanche.

Avant ces échéances clés, l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a mis à jour lundi ses prévisions économiques.

L'OCDE s'attend ainsi à ce que la croissance mondiale connaisse un "modeste" rebond à partir de 2018 sous l'effet des plans de relance budgétaire comme celui promis par Donald Trump aux États-Unis, mais elle a aussi adressé un sévère avertissement sur les dangers du protectionnisme.

En zone euro, les crédits accordés par les banques ont augmenté en octobre de 2% sur un an, une légère accélération par rapport à septembre.

Sur le plan des valeurs, le secteur bancaire a fait les frais de la prudence. Crédit Agricole a reculé de 2,17% à 10,60 euros, BNP Paribas de 2,62% à 53,50 euros et Société Générale de 2,12% à 39,08 euros.

Les titres liés au secteur pétrolier et parapétrolier ont aussi été pénalisés par les craintes d'un échec de l'Opep, à l'image de CGG (-4,84% à 11,40 euros), Technip (-1,50% à 63 euros) ou Vallourec (-3,89% à 4,89 euros).

Veolia a gagné 0,55% à 16,39 euros, soutenu par l'annonce que le groupe a été choisi pour construire une usine de traitement des eaux usées en Arabie saoudite.

Alstom a cédé 1,39% à 26,24 euros après avoir perdu un appel d'offres de la compagnie espagnole Renfe, qui a préféré le constructeur Talgo pour la construction de 15 TGV.

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